Musée de l’Orangerie

Sam Szafran, obsessions d'un peintre.

Connais-tu Sam Szafran ?

 

C’est un peintre français, né à Paris le 19 novembre 1934. Il occupe une place très singulière dans l’histoire de l’art de l’Après-Guerre. On reconnait ses œuvres grâce à l’approche figurative et poétique de son univers. Il préférait travailler seul dans son atelier. Il ne faisait pas partie de groupe ou de mouvement artistique et n’appréciait pas la vie mondaine de l’art, alors qu’il avait beaucoup d’amis artistes.

 

Un artiste autodidacte

Il a vécu une enfance particulièrement difficile, marquée par les catastrophes de la Seconde Guerre mondiale dans une famille d’origine juive-polonaise. Cette situation l’a amené a souvent déménager au cours de son enfance, tantôt en suisse, dans le sud de la France et en Australie. 


A son retour en France en 1951, il décide de prendre quelques cours du soir de dessin dans les écoles de la Ville de Paris. Deux ans plus tard, il rejoint l’Académie de la Grand-Chaumière ou il côtoie des grands artistes à devenir comme Yves Klein, Nicolas de Staël et Jean Tinguely. 
Il découvre les collages et les théories de Dubuffet et de Hantaï, qui l’inspirent pour réaliser ses premiers collages et œuvres abstraites. 

Un Contemporain mais avec un style classique 

Sam Szafran retourne rapidement vers le figuratif en raison de son attachement pour son univers propre, son atelier, le réel. Il fait partie des grands maîtres de la peinture de l’après-guerre qui ont choisi de retourner vers le réalisme. Szafran s’inscrit dans la continuité de la tradition française en représentant avec une quantité remarquable de détails son propre univers. Il modernise cette approche traditionnelle en plongeant ses œuvres dans des perspectives surréalistes et captivantes.

Dès lors, le pastel et l’aquarelle sont ses pratiques de prédilection, qu’il vient même à combiner dès 1987. 


 

Une carrière marquée par trois grands thèmes principaux.

Quand tu regardes les œuvres de Sam Szafran, tu peux t’apercevoir qu’il avait des sujets favoris. Il était captivé par les cages d’escaliers parisiennes, les vues d’ateliers et les serres.

Ce sont des sujets assez étonnants, qu’il dépeint avec une science du détail très rigoureuse, qui contraste fortement avec les perspectives étranges et les jeux d’ombres mouvants. Grand passionné d'une  variété de plantes tropicales appelées le philodendron, Szafran en fait non pas des objets inertes, mais des êtres vivants, mouvants et sauvages. 

Au mois d’octobre, viens découvrir cet artiste unique et surprenant au musée de l’Orangerie. Viens te perdre dans ses jungles urbaines et ses escaliers fantastiques.

 

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