Une géante qui éclaire le monde
Tu la reconnais, n'est-ce pas ? Cette femme au bras levé, c'est la Statue de la Liberté ! Mais attention : celle que tu as devant les yeux au musée d'Orsay est la petite sœur de la vraie. Elle mesure presque trois mètres, alors que sa grande sœur, à New York, est haute comme un immeuble de quinze étages.
Regarde bien tous les détails. Dans sa main droite, elle brandit un flambeau, c'est-à-dire une grande torche enflammée : c'est la lumière qui éclaire le monde entier. Dans son autre bras, elle serre une tablette où la date du 15 novembre 1889 est inscrite ; il s’agit de la date de proclamation de la république au Brésil, tandis que sur la grande Statue de la Liberté de New York c’est la date de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis qui figure (le 4 juillet 1776). Sur sa tête, une couronne avec sept pointes, qui rappellent les rayons du soleil. Et si tu baisses les yeux jusqu'à ses pieds, tu apercevras des chaînes cassées : elle vient tout juste de les briser pour être libre.
Cette dame n'a jamais existé pour de vrai. C'est ce qu'on appelle une allégorieallégoriePersonnage imaginaire qui sert à représenter une idée. La Justice, par exemple, est symbolisée par une femme aux yeux bandés qui tient une balance afin de peser les torts et les mérites des accusés. : un personnage inventé pour représenter une idée ; ici, c'est la Liberté.