Auguste Bartholdi

Date et lieu de naissance


Colmar (Haut-Rhin)

Date et lieu de décès


Paris

Domaine(s)

Arts graphiques, Photographie, Sculpture

Nationalité

Française

Auguste Bartholdi fait partie de ces artistes dont l'œuvre est bien plus connue que le nom. Tu ne le sais peut-être pas, mais c'est lui qui a imaginé la statue de la Liberté ! Sculpteur, dessinateur et photographe, cet Alsacien passionné a passé sa vie à créer des statues, dont certaines sont vraiment gigantesques, faites pour raconter les grandes idées de son époque.

Bartholdi dans son atelier de sculpture Atelier de sculpteur : Bartholdi Anonyme vers 1900, photographie sur plaque de verre. Achat, 1994 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Alexis Brandt

Un petit garçon de Colmar

Auguste naît le 2 août 1834 à Colmar, en Alsace, dans une famille aisée. Son père meurt alors qu'il n'a que deux ans. Sa mère, Charlotte, décide alors de partir vivre à Paris avec ses deux garçons, pour leur offrir la meilleure éducation possible. Là-bas, elle leur trouve un professeur célèbre : le peintre Ary Scheffer. C'est lui qui repère le talent d'Auguste et lui conseille… d'abandonner la peinture pour la sculpture ! Toute sa vie, Bartholdi se présentera fièrement comme « l'élève d'Ary Scheffer ». Mais Colmar restera toujours sa vraie maison.

Le voyage qui change tout

En 1856, alors qu’il a 21 ans, Auguste embarque pour un très long voyage en Égypte, avec le peintre Jean-Léon Gérôme et d'autres jeunes artistes. Il remonte le Nil, dessine sans arrêt et prend même des photographies, une invention encore récente à l'époque ! Surtout, il découvre les statues colossales de l'Égypte ancienne, des géants de pierre qui veillent depuis des milliers d'années. Le choc est immense. À partir de ce voyage, une idée ne le quittera plus : pour lui, la taille d'une statue n'est pas un détail, c'est ce qui lui donne toute sa force.

Bartholdi, Vercingétorix, 1866 Vercingétorix, 1866 Auguste Bartholdi esquisse en plâtre ; H. 18 ; L. 21 ; P. 6 cm. ; Don Osiris, 1906 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / René-Gabriel Ojéda

La guerre, et un lion en colère

En 1870, la guerre éclate entre la France et la Prusse. Bartholdi ne reste pas dans son atelier : il court défendre Colmar, sa ville natale, à la tête d'une poignée de volontaires de la Garde nationale, face à cinq mille soldats prussiens. La ville tombe, évidemment, et l'Alsace devient allemande. Le sculpteur, lui, choisit de rester français. Pour que personne n'oublie le courage des habitants de Belfort, qui ont résisté à un très long siège, il imagine un lion gigantesque. Et il refuse de le poser sur une place : son lion sera contruit en blocs de grès taillés, et se détachera sur la paroi de la falaise que surmonte la citadelle restée française.

Auguste Bartholdi, Le lion de Belfort Le Lion de Belfort Auguste Bartholdi bronze, fonte Jaboeuf et Cie, 1900 ; H. 50 ; L. 86 ; P. 33 cm. Acquis après commande à Bartholdi pour l'Exposition Universelle de 1900 © droits réservés / DR

Le rêve d'une géante

Son plus grand rêve, c'est une femme de 46 mètres tenant un flambeau : La Liberté éclairant le monde, offerte par le peuple français au peuple des États-Unis. Il lui faudra plus de quinze ans, cinq voyages en Amérique, des milliers de donateurs et l'aide de l'ingénieur Gustave Eiffel pour y parvenir. Le jour de l'inauguration, en 1886, il écrit à sa mère : « Le rêve de mon existence est accompli. » Auguste Bartholdi meurt à Paris en 1904, célèbre des deux côtés de l'Atlantique, même si aujourd'hui encore, sa statue reste bien plus connue que lui.

Liberté Bartholdi La Liberté éclairant le monde Auguste Bartholdi bronze, fonte Thiébaut frères ; H. 287 ; L. 105 ; P. 75 cm. Achat, 1900 © Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

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