Musée d’Orsay

Mary Cassatt. L’indépendante

L'exposition « Mary Cassatt. L'indépendante », présentée au musée d'Orsay à Paris du 6 octobre 2026 au 31 janvier 2027, célèbre les 100 ans de la disparition de Mary Cassatt (1844-1926). Cette peintre américaine a traversé l'océan pour s'installer à Paris, où elle a vécu près de soixante ans, et est devenue l'une des grandes figures de l'impressionnisme. Plus de 80 tableaux, pastels et gravures t'invitent à découvrir une artiste qui répétait fièrement : « Je suis indépendante ! ».

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Mary Cassatt Jeune fille au banjo, 1894 Pastel sur papier vélin monté sur toile Sans cadre H. 58,42 ; L. 71,12 cm avec cadre H. 95 ; L. 108 ; EP. 7,5 cm Collection Musée d'Orsay Achat, 2026 © photo : Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn Jeune fille au banjo, 1894, Pastel sur papier vélin monté sur toile Mary Cassatt Collection Musée d'Orsay Achat, 2026 © photo : Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn
Mary Cassatt Jeune fille au banjo, 1894 Pastel sur papier vélin monté sur toile Sans cadre H. 58,42 ; L. 71,12 cm avec cadre H. 95 ; L. 108 ; EP. 7,5 cm Collection Musée d'Orsay Achat, 2026 © photo : Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn Jeune fille au banjo, 1894, Pastel sur papier vélin monté sur toile Mary Cassatt Collection Musée d'Orsay Achat, 2026 © photo : Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn

Devenir peintre, malgré tout

L'exposition te ramène d'abord à l'enfance de Mary Cassatt, née en 1844 dans une riche famille de Pennsylvanie, aux États-Unis. Toute petite, elle voyage en Europe avec ses parents et tombe amoureuse de l'art. À 16 ans, elle entre à l'école d'art de Philadelphie, puis part pour Paris. Là, elle prend des cours, copie les tableaux du Louvre, voyage en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas pour étudier les grands maîtres de la peinture.

Mais à cette époque, être artiste quand on est une femme, ce n'est pas simple du tout : beaucoup pensent que ce n'est pas un vrai métier pour elle. Son père lui demande même de gagner elle-même l'argent nécessaire à sa peinture. Qu'à cela ne tienne ! Mary Cassatt loue son propre atelier à Paris, emploie des modèles, vend ses tableaux et vit de son travail. Plus tard, elle deviendra même propriétaire d'un château dans l'Oise, acheté avec l'argent de sa peinture. Une vraie indépendante !

Mary Cassatt (1844-1926) Fillette dans un fauteuil bleu [Enfant dans le salon bleu], 1878 Huile sur toile 89,5 × 129,8 cm Collection Washington, National Gallery of Art, collection de M. et Mme Paul Mellon 1983.1.18 © photo : Courtesy of the National Gallery of Art, Washington DC Fillette dans un fauteuil bleu [Enfant dans le salon bleu], 1878 Mary Cassatt (1844-1926) Collection Washington, National Gallery of Art, collection de M. et Mme Paul Mellon 1983.1.18 © photo : Courtesy of the National Gallery of Art, Washington DC

Une impressionniste à part entière

En 1874, un peintre remarque le travail de Mary Cassatt : Edgar Degas. Il l'invite à rejoindre un groupe d'artistes, les impressionnistes, qui organisent leurs propres expositions parce qu'ils en ont assez des règles officielles. Elle accepte aussitôt. « Je commençais à vivre », dira-t-elle plus tard.

Avec eux, sa peinture change : ses coups de pinceau deviennent plus larges et plus rapides, ses couleurs plus lumineuses. Elle se met aussi au pastel, ces bâtonnets de couleur poudreuse qui permettent de dessiner et de peindre à la fois. Ce qu'elle aime représenter, ce sont les gens qui l'entourent, et surtout des femmes : en promenade, au théâtre, en train de lire le journal, de bavarder entre amies ou de s'occuper d'un enfant. Regarde bien ses tableaux : ses personnages ont l'air de bouger pour de vrai, comme si on les avait surpris en plein geste.
 

Mary Cassatt Mère et enfant sur fond vert ou Maternité, 1897 Pastel sur papier beige collé sur châssis entoilé H. 55 ; L. 46 cm. Collection Musée d'Orsay Don Mary Cassatt, 1897 © photo : Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt Mère et enfant sur fond vert ou Maternité, 1897, Pastel sur papier beige collé sur châssis entoilé Mary Cassatt (1844-1926) Collection Musée d'Orsay Don Mary Cassatt, 1897 © Musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn / Patrice Schmidt

Des femmes modernes, en peinture et dans la vie

Mary Cassatt est célèbre pour ses tableaux de mères et d'enfants, pleins de tendresse. Cependant, contrairement aux apparences les « mamans » de ses tableaux sont souvent des nourrices qui gardent les enfants d’autres personnes. Ce qui l'intéresse, c'est le lien entre eux, un geste, un câlin, un regard.

En 1890, elle découvre à Paris une grande exposition d'estampes japonaises, et c'est un coup de foudre. Elle réalise alors une série de dix gravures en couleurs représentant des femmes dans leur vie de tous les jours. Un vrai travail de patience : pour certaines, il faut une quinzaine d'étapes et plusieurs plaques de cuivre, car on ne peut pas mélanger les couleurs sur une même plaque !

Et Mary Cassatt ne s'arrête pas à la peinture. Elle aide ses amis américains à acheter des tableaux impressionnistes, qui partent par bateau de l'autre côté de l'Atlantique : c'est en partie grâce à elle que l'on peut aujourd'hui en admirer autant dans les musées des États-Unis. Elle se bat aussi pour que les femmes obtiennent le droit de voter, et participe en 1915 à New York à une exposition organisée pour soutenir cette cause. Peindre, vendre, convaincre : toute sa vie, elle aura montré qu'une femme pouvait décider elle-même de son destin.

Alors, rendez-vous au musée d'Orsay pour faire la connaissance de Mary Cassatt !

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Musée de l’Orangerie

Monet, peindre le temps

L'exposition « Monet, peindre le temps », présentée au musée de l'Orangerie à Paris du 30 septembre 2026 au 25 janvier 2027, célèbre les 100 ans de la disparition de Claude Monet (1840-1926), le plus célèbre des peintres impressionnistes. Près de quarante tableaux t'invitent à découvrir comment l'artiste a essayé, toute sa vie, d'attraper sur la toile ce qui ne s'arrête jamais : le temps qui passe. En parallèle, le musée propose une expérience en réalité virtuelle pour plonger dans l'univers aquatique du peintre.

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Claude Monet Le Bassin aux nymphéas, harmonie verte, 1899 Musée d'Orsay Legs comte Isaac de Camondo, 1911 © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Stéphane Maréchalle Le Bassin aux nymphéas, harmonie verte, 1899 Claude Monet (1840-1926) © GrandPalaisRmn (musée d'Orsay) / Stéphane Maréchalle

Un peintre pressé d'attraper l'instant

L'exposition te fait d'abord remonter au XIXe siècle. À cette époque, tout s'accélère : les trains filent à toute vapeur, et les horloges apparaissent partout dans les villes, les gens ont l’impression que le temps s’accélère. Monet, lui aussi, est pressé ! Il sort de l'atelier pour peindre en plein air par exemple aux abords de la gare Saint-Lazare, avec des coups de pinceau rapides et des couleurs claires. Son but : capturer l'impression d'un instant, avant que la lumière ne change et que les vapeurs des locomotives ne disparaissent. C'est d'ailleurs l'un de ses tableaux, Impression, soleil levant, qui a donné son nom à tout un mouvement de peinture : l'impressionnismeimpressionnismeL’impressionnisme est un mouvement artistique qui apparaît à partir de 1850. Les artistes cherchent à peindre un moment éphémère comme la lumière, le vent, l’eau et les mouvements. Ils peignent par petites touches de couleurs. Parmi eux, tu retrouveras Auguste Renoir, Claude Monet, Gustave Caillebotte, Berthe Morisot ou Edgar Degas. .

Claude Monet (1840-1926) Le Pont de l’Europe. Gare Saint-Lazare, 1877 Huile sur toile 65 × 81 cm Collection Paris, musée Marmottan Monet Don Eugène et Victorine Donop de Monchy, 1940, inv. 4015 © photo : musée Marmottan Monet Le Pont de l’Europe. Gare Saint-Lazare, 1877, Huile sur toile Claude Monet (1840-1926) Collection Paris, musée Marmottan Monet Don Eugène et Victorine Donop de Monchy, 1940, inv. 4015 © photo : musée Marmottan Monet

Le travail en série

Dans les années 1890, Monet a une drôle d'idée. Il choisit un seul sujet et le peint des dizaines de fois : des meules de foin dans un champ, des peupliers au bord d'une rivière, des matins brumeux sur la Seine, ou la façade de la cathédrale de Rouen. Pourquoi ? Parce qu'à chaque heure, à chaque saison, avec le soleil, la pluie ou le brouillard, le même paysage change complètement de couleurs ! L’accumulation de tous ces tableaux presque identiques et légèrement différents est ce qu'on appelle une série. Promène-toi d'une toile à l'autre et amuse-toi à deviner : est-ce le matin ou le soir ? L'été ou l'hiver ?

Claude Monet Meules, fin de l'été 1891 huile sur toile H. 60,5 ; L. 100,8 cm avec cadre H. 85,7 ; L. 126,7 ; EP. 9 cm Achat sur les fonds d'une donation anonyme canadienne, 1975 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski Meules, fin de l'été, 1891, huile sur toile Claude Monet (1840-1926) Achat sur les fonds d'une donation anonyme canadienne, 1975 © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Les Nymphéas, un voyage sans fin

La fin du parcours t'emmène à Giverny, dans le jardin d'eau que Monet a lui-même imaginé. Pendant près de trente ans, jusqu'à sa mort, il peint son bassin couvert de nymphéas et réalise plus de 250 tableaux ! Ici, plus de ciel ni d'horizon, seulement l'eau, les fleurs et les reflets des nuages. Le temps ne se découpe plus en instants : il semble couler doucement, sans s'arrêter. Et on te réserve le meilleur pour la fin : au musée de l'Orangerie, deux grandes salles ovales ont été construites spécialement pour accueillir les immenses Nymphéas que Monet a offerts à la France. Installe-toi au centre, et laisse-toi entourer par la peinture…

Les Nuages Claude Monet © RMN-Grand Palais (musée de l'Orangerie)/ Michel Urtado

Et si tu plongeais dans le bassin de Monet ?

Le musée te propose aussi de vivre l'aventure en réalité virtuelle avec Claude Monet, au fil de l'eau. Casque sur les yeux, assis sur un tabouret qui tourne, tu voyages pendant 20 minutes des bords de la Seine jusqu'au jardin d’eau de Giverny. Tu traverses ainsi cinquante ans de la vie du peintre et tu découvres sa passion pour l'eau, ses reflets et sa transparence. Deux personnes qui l'ont bien connu te servent de guides : Blanche Hoschedé, sa belle-fille, qui peignait à ses côtés, et son grand ami Georges Clemenceau, un homme politique très important. 

Une précision avant de réserver : l'expérience est accessible à partir de 8 ans, mais elle est conseillée à partir de 13 ans. Elle est par ailleurs déconseillée aux personnes sujettes aux migraines ou à l'épilepsie, ou ayant des troubles de l'équilibre ou de la vision. Si c'est trop tôt pour toi, pas de souci : l'exposition, elle, t'attend !

L'expérience se déroule au niveau -2 du musée, jusqu'au 15 février 2027.
Tarifs : Enfants : réalité virtuelle 7 € (entrée gratuite au musée) / Adultes : Billet musée + réalité virtuelle : 19,50 € 

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© Une production de Lucid Realities et des musées d'Orsay et de l'Orangerie / Claude Monet, au fil de l'eau © Une production de Lucid Realities et des musées d'Orsay et de l'Orangerie / Claude Monet, au fil de l'eau
Musée d’Orsay

Auguste Bartholdi. La Liberté éclairant le monde

L’exposition « Auguste Bartholdi. La Liberté éclairant le monde », présentée au musée d’Orsay à Paris du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027, est consacrée à ce sculpteur majeur du XIXᵉ siècle, à qui nous devons la fameuse Statue de la Liberté. En parallèle, le musée présente une expérience inédite en réalité virtuelle pour marcher dans les pas du sculpteur, de l’idée de sa construction à sa réalisation et jusqu’à son inauguration à New York, le 28 octobre 1886.

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La statue de la Liberté de Bartholdi La Statue de la Liberté montée dans les ateliers Gaget, Gauthier & Cie, 1884 Albert Fernique (1841-1898) Donation de Jeanne Émilie Bartholdi, 1907, 2P14/117 © Musée Bartholdi / C. Kempf

Un sculpteur qui voyait tout en grand

L'exposition t'invite d'abord à faire connaissance avec Auguste Bartholdi, un sculpteur né en 1834 à Colmar, en Alsace. Une chose est sûre : cet artiste-là ne fait rien de petit ! À vingt-et-un ans, il part en Égypte et découvre des monuments gigantesques vieux de milliers d'années. Il ne rêvera plus jamais petit après cette découverte. Dès ses tous premiers projets, il rêve de statues immenses, capables de raconter les grandes idées de son époque. Un soir de 1865, chez son ami le juriste Édouard Laboulaye, une idée est lancée : et si la France offrait un grand monument aux États-Unis pour célébrer l'amitié entre les deux peuples ?

Liberté Bartholdi La Liberté éclairant le monde Auguste Bartholdi bronze, fonte Thiébaut frères ; H. 287 ; L. 105 ; P. 75 cm. Achat, 1900 © Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

L'exposition raconte cette drôle d'aventure car pour construire une statue pareille, il a fallu récolter énormément d'argent et déployer des trésors d’inventivité. Bartholdi traverse l'océan pour convaincre les Américains, les journaux du monde entier parlent du projet, et des morceaux de la statue encore en construction sont même présentés lors des Expositions universelles, ces grandes foires où chaque pays vient montrer ses inventions. Résultat : tout le monde connaissait la géante avant même qu'elle ne soit terminée !

Dans les coulisses d'un chantier immense

La suite du parcours te fait entrer dans l'atelier. Car pour fabriquer une statue de 46 mètres (93 avec son piédestalpiédestalSocle construit pour surélever une statue et la mettre en valeur., le grand socle sur lequel elle est posée), il faut aussi faire appel à des spécialistes de la construction. Tu verras comment l’architecte Eugène Viollet-le-Duc puis l’ingénieur Gustave Eiffel (celui qui a conçu la tour Eiffel !) ont imaginé le squelette de métal caché à l'intérieur. Tu découvriras aussi comment des ouvriers ont martelé pendant des années des plaques de cuivre pour former sa robe, son visage et sa main. Ensuite, la géante est démontée, rangée dans des caisses, embarquée pour New York, où elle est dressée sur son piédestalpiédestalSocle construit pour surélever une statue et la mettre en valeur. et inaugurée le 28 octobre 1886. Ce jour-là, elle devient pour toujours un symbole de la liberté, connu partout dans le monde. 

Bartholdi dans son atelier de sculpture Atelier de sculpteur : Bartholdi Anonyme vers 1900, photographie sur plaque de verre. Achat, 1994 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Alexis Brandt

Et si tu entrais dans l'atelier ?

Le musée te propose aussi de vivre cette aventure en réalité virtuelle : un casque sur les yeux, tu marches dans les pas de Bartholdi, du dîner où l'idée est née en 1865 jusqu'à son inauguration dans la baie de New York en 1886, en passant par l'atelier parisien reconstitué, un lieu qui a aujourd'hui totalement disparu. Une précision avant de réserver : l'expérience est accessible à partir de 8 ans, mais elle est conseillée à partir de 13 ans. Elle est par ailleurs déconseillée aux personnes sujettes aux migraines ou à l'épilepsie, ou ayant des troubles de l'équilibre ou de la vision. Si c'est trop tôt pour toi, pas de souci : l'exposition, elle, t'attend au niveau médian du musée !

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